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Bruxelles la joue profil bas



Ni menace ni rodomontades de la part de l'Union européenne après le vote du Sénat américain visant à exempter les compagnies aériennes américaines de la taxe européenne sur les émissions de CO2 des compagnies aériennes. Bruxelles, simplement, "regrette".



"Je regrette que le Sénat américain ait approuvé ce projet de loi", a affirmé Isaac Valero Ladron, le porte-parole de la commissaire chargée du Climat, Connie Hedegaard, "J'attends des autorités américaines et de leur gouvernement qu'ils se concentrent sur l'obtention d'un accord au niveau mondial le plus rapidement possible, a-t-il ajouté. C'est donc clairement le profil bas qui est adopté par l'Europe après ce camouflet qui s'ajoute à la rébellion des Chinois notamment, qui ont annoncé la suppression de commandes d'Airbus en représailles. Le Sénat américain a adopté à l'unanimité dans la nuit de samedi à dimanche un projet de loi visant à exempter les compagnies aériennes américaines du paiement de la taxe européenne sur les émissions polluantes des avions. La Chambre des représentants avait déjà voté un texte similaire. La taxe carbone européenne, entrée en vigueur le 1er janvier 2012, oblige les compagnies opérant dans l'Union européenne, quelle que soit leur nationalité, à acheter l'équivalent de 15% de leurs émissions de CO2, soit 32 millions de tonnes, pour lutter contre le réchauffement climatique.