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Jeudi 28 Février 2013

Bruxelles veut rendre les «frontières intelligentes»



Les clients ou collaborateurs étrangers pourraient bientôt perdre moins de temps à l’immigration des aéroports européens. La Commission européenne a proposé, le 28 février 2013, plusieurs mesures pour développer les «frontières intelligentes».



Bruxelles veut rendre les «frontières intelligentes»
Ces mesures pour des frontières intelligentes comprennent un programme d’enregistrement des voyageurs (RTP) et un système d’entrée/sortie (EES). Leur objectif est de faciliter la vie des voyageurs fréquents étrangers lorsqu’ils se présenteront aux frontières extérieures de l’espace Schengen mais également d’accroître la sécurité aux frontières de l’UE. «La mise en œuvre de nouvelles technologies permettra aux citoyens de pays tiers souhaitant se rendre dans l’Union de franchir les frontières de manière plus fluide et plus rapide», a déclaré Cecilia Malmström, commissaire européenne chargée des affaires intérieures. Elle ajoute ensuite «Notre objectif est de faciliter aux voyageurs étrangers l’accès à l’Union, ce qui bénéficiera non seulement aux voyageurs mais aussi à l’économie européenne. On estime en effet que, pour la seule année 2011, ces voyageurs ont apporté une contribution de 271 milliards d’euros à notre économie».
Ainsi, grâce au programme d’enregistrement des voyageurs (RTP), les ressortissants étrangers qui voyagent fréquemment pourront entrer dans l’Union en étant soumis à des vérifications simplifiées aux frontières, après avoir fait l’objet d’un contrôle de leurs papiers et d’un contrôle de sûreté préalables. Selon les estimations de Bruxelles, 5 millions de voyageurs en règle, ressortissants de pays tiers, utiliseront chaque année ce nouveau programme. Celui-ci utilisera des systèmes automatisés de contrôle aux frontières, c’est-à-dire des barrières automatiques installées dans les aéroports par exemple. «Les vérifications aux frontières portant sur les voyageurs enregistrés seront donc bien plus rapides qu’à l’heure actuelle», assure Bruxelles.
Le système d’entrée/sortie (EES) enregistrera la date et le lieu d’entrée et de sortie des ressortissants de pays tiers qui se rendent en Europe. Il calculera de manière électronique la durée du court séjour autorisé, remplaçant ainsi le système manuel actuel. Il avertira ainsi les autorités nationales, si à la date d’expiration de cette durée, la fiche d’entrée/sortie ne comporte toujours pas de données concernant la sortie. «De cette manière, le système sera également utile dans le traitement du problème des personnes dépassant la durée de leur visa de court séjour», explique L’UE.