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Déplacements professionnels : du bon usage des flatulences à bord des avions.


Est-il correct de "péter" en plein vol ? À cette délicate question, un groupe de médecins spécialisés a fourni une réponse nette est clair : oui ! L'étude, publiée par une revue médicale néo-zélandaise, démontre que la pression atmosphérique augmente les flatulences et conduit les intestins à une surproduction de gaz qu'il est nécessaire, à un moment donné, d'éliminer.



La médecine explique ainsi clairement et simplement les conséquences de l'altitude sur le corps humain. Evidemment, c'est dans la vie sociale que les conséquences sont les moins agréables et les moins faciles à gérer. Le médecin gastro-entérologue Jacob Rosenberg, qui volait de Copenhague Tokyo, a été confronté directement à un « pétomane » dont le fruit de ses entrailles laissait planer une odeur plutôt désagréable. Pour ce spécialiste des intestins, il devenait intéressant de comprendre pourquoi l'altitude augmentait les flatulences et quelles conséquences cela pouvait avoir sur le voyageur. Après un peu plus d'une année d'investigations, la réponse est arrivée sous forme d'une étude très sérieuse dont la conclusion suffit : "Il est conseillé d'éliminer le surplus de gaz formé en avion et il y a peu de solutions pour le faire sans bruit ou mieux sans odeur". Cela veut-il dire que l'on va désormais transformer les avions en une gigantesque zone nauséabonde qu'il faudra fréquenter avec un masque à gaz ? Pour les spécialistes, nous n'en sommes pas là même si tous reconnaissent que les efforts faits pour retenir ces gaz peuvent conduire à des stress abdominaux sérieux.
Mais le pire est à venir. Ce travail mené par des chercheurs danois et anglais explique très sérieusement qu'un "pilote d'avion qui se retiendrait pour éviter des flatulences prendrait des risques de perte de contrôle de son appareil". Et nos sages de poursuivre "L'odeur pourrait aussi incommoder le copilote qui lui même perdrait la concentration nécessaire à bord d'un avion". De quoi donner des sueurs froides. Heureusement, les médecins ont des solutions. Ils préconisent la mise en place de tissus spéciaux pour les sièges, particulièrement absorbant pour les odeurs. L'intégration de charbon actif dans l'assise du siège pourrait ainsi permettre une très forte diminution des soucis olfactifs. Ils préconisent également la mise à disposition de pantalons spéciaux susceptibles de détruire les odeurs. Une piste pour les prochaine uniformes ! A ce jour, aucune compagnie n'a pris officiellement de décisions pour traiter ce problème pourtant qualifié de «majeur» par les gastro-entérologues. Pour le personnel naviguant voilà l'illustration "grandeur nature" d'une expression bien connue : remettre les gaz !

Philippe Lantris

Dimanche 17 Février 2013


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1.Posté par Alain le 18/02/2013 14:47
Vous avez eu du nez en publiant cette étude !
Si j'ose dire "je vous sens sur le sujet" ! :-)
Bon vol à tous
Alain

2.Posté par Mellet le 19/02/2013 08:00
L'odeur est véhiculée par certains acides aminés comme la putrescine et la cadavérine et les acides aminés soufrés (méthionine, cystéine, ...). Le méthane en lui-même n'est pas odorant. Pour ne pas "sentir", il suffit de ne pas manger de viande pendant un ou deux jours. Et pour le bruit, cela dépend de la conformation de chacun !