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Ecobank au secours de la Camair-Co


Au bord du gouffre avec 30 milliards de Francs CFA de dettes, la compagnie nationale camerounaise Camair-Co obtient ce montant en prêt de la part d’Ecobank, le groupe bancaire panafricain.



Camair-Co B 767
Camair-Co B 767
Le directeur général de la Cameroon airlines corporation (Camair-Co), Jean Paul Nana Sandjo, explique que les difficultés de sa compagnie sont liées au manque d’avions pour assurer les lignes, et il annonce dans le journal Cameroon Tribune que le financement d’Ecobank va lui permettre de mettre en place un plan de relance "qui consiste à acquérir six avions, qui s’ajouteront aux deux MA 60 [Ces deux avions de fabrication chinoise lui ont été cédés le 1er avril dernier, Ndlr]. Ce qui portera la flotte de Camair-Co à 11 avions", d’ici au mois d’août au plus tard. Par souci d’économies, la maintenance devrait en être assurée au Cameroun et le financement d’Ecobank servira notamment à l’organisation d’un atelier à Douala, siège de la compagnie.

Il reste à résorber la dette accumulée depuis la création de Camair-Co en 2011, de 30 milliards de F CFA. Le transporteur fait partie des 4 entreprises que le Cameroun souhaite privatiser en 2015.
 






1.Posté par Cartier le 20/04/2015 09:11
Privatiser ? Vous avez bien dit que l'état souhaite privatiser Camair-Co ? Mais qui voudra mettre un kopeck dans une entreprise pareille ? Assainissez là d'abord ! Si j'ai bien compris, la solution vers laquelle s'engage cette compagnie serait la fuite en avant en passant de 5 (dont 2 MA60 actuellement inutilisés) à 11 avions. Du coup, bien sûr, le ratio "nombre d'employés par avion" rentrerait dans les normes de l'industrie. Peut-on nous dire alors que feront ces 11 avions ? Cela ressemble a une fuite en avant. Cela ne fera qu'aggraver la chute par mise en décrochage de cette compagnie...Trop lourd, trop lent, incidence trop importante, trop bas, les pilotes comprendront : crash assuré ! Alors anticipons le crash avec un atterrissage d'urgence, une mise en liquidation et redémarrage avec un plan de vol assaini c'est à dire un réseau régional resserré, une flotte de courts-moyens courriers correspondante, des personnels compétents et nécessaires sans superflus, là peut-être vous pourrez faire entrer quelques privés (si possible connaissant le sujet très spécifique du transport aérien) au tour de table, en échange d'un droit de regard sérieux sur la gestion.