
L’Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne estime que près de la moitié des retards enregistrés en Europe sont des retards réactionnels ou en chaîne, c’est-à-dire des retards qui ne sont pas imputables aux vols concernés, mais issus des retards de vols précédents. L’étude intitulée «Propagation des retards du transport aérien en Europe» est, selon Eurocontrol, la première étude paneuropéenne sur les retards réactionnels fondée sur des données réelles fournies par plus de 120 compagnies aériennes.
Il en ressort que d’une manière générale, les vols effectués à partir de plateforme de correspondance connaissent des retards en chaîne moindres que les opérations low-cost ou de point à point, du fait de leur aptitude à mieux absorber les retards au niveau des temps d'escale. L’étude met en lumière que les retards de faible durée tendent à se propager au travers du réseau engendrant des retards parfois trois fois plus élevés pour les vols suivants. Cette amplification des retards dans les grands hubs européens affectent des dizaines d’autres aéroports, mais ils restent malgré tout les plus touchés.


