Pour mémoire, le conducteur agressé l’a été vers 21h15 dans un train, quelques instants avant son départ, par un passager à qui il demandait d’éteindre sa cigarette. Un mauvais coup de tête, qui aurait brisé les dents de devant du conducteur selon Sud Rail, et entraîné le blocage que l’on sait.
De source autorisée, c'est Sud Rail qui est à l'initiative de cet exercice du droit de retrait. Le texte signé à l’issu de la réunion de conciliation qui s’est tenue mercredi 22 janvier et que nous publions ci-dessous, prévoit que la présence des agents de sécurité soit renforcée. Il démontre aussi, et c'est sans doute là que le bât blesse, que la reprise a été conditionnée à l’acceptation par la SNCF de la demande «sociale» formulée en faveur du conducteur. Une étrangeté : la gestion des problèmes de sûreté fait l’objet d’un long débat qui ne saurait passer par la gestion individuelle des difficultés. Il serait plus intelligent de gérer les processus que d’attendre une situation de crise pour s'y atteler. Et, reprise rapide ou pas des circulations, si les problèmes sont là, comment imaginer qu'ils puissent ne pas être traités ?




