Dans une première action en justice, le SCARA avait demandé que la direction du transport aérien de la Direction Générale de l'Aviation Civile ne soit pas désignée comme autorité de supervision indépendante au sens de la directive européenne n° 2009/12/CE du 11 mars 2009 du Parlement européen et du Conseil sur les redevances aéroportuaires. En clair, dans cette action le syndicat voulait que l’Etat ne puisse être, parce qu'il détient 57% des parts dans ADP, le seul régulateur des choix que pouvaient faire les plateformes aéroportuaires en matière de redevance. «Le rôle de l’Etat allait au-delà de la demande européenne», explique un proche du dossier, «l'Europe ayant très clairement demandé présence d’une structure indépendante des opérateurs». Pour le syndicat, la DGAC ne peut pas être cette structure indépendante pour cette mission de supervision. En somme, l’Etat est juge et arbitre sans souci de transparence vis à vis des compagnies aériennes.
Le gouvernement et la justice ayant en première instance rejeté sa demande, le SCARA a saisi le Conseil d’État afin « d'enjoindre au Premier ministre d'abroger ces dispositions et de désigner une nouvelle autorité de supervision indépendante dans un délai de quatre mois à compter de la décision ». Coup de théâtre, le Conseil d’État vient - le 29 avril 2015 - de donner entière satisfaction au syndicat en précisant dans ses décisions deux points importants :


