Avec 17,6% du capital, l’Etat ne possède pas le pouvoir au sein de la compagnie même si son poids (on l’a vu il y a quelques semaines, avec la nomination du DG d’Air France) reste important pour les nominations des dirigeants. "Air France est plus un souci qu’une pépite", selon les conseillers de François Fillon qui se refusent pourtant à tout commentaire plus poussé sur le sujet.
Le candidat des Républicains ne cache pas, en privé, qu’il s’agit là d’une société complexe à privatiser en raison des tensions sociales permanentes. Mais à quel prix, les actions d'Air France seraient elles vendues ? Selon le site Boursier.com qui a étudié les participations de l’Etat dans les entreprises privées, "Les parts de la compagnie aérienne ne pèsent plus aujourd’hui que 270 Millions d’euros en raison des difficultés du transporteur". Un chiffre contesté par les experts du marché qui estiment que l’on peut prétendre à 470 Millions d’Euros en raison des possibilités de partenariats européens que représente le groupe Air France/KLM.


