
Pour régler les problèmes de saturation d’activité sur son tarmac, l’aéroport de Londres Heathrow aimerait pouvoir ouvrir une nouvelle piste. Mais le projet de l’installation fait face à l’opposition des riverains et des écologiques, car le bruit affecte le quotidien de 700 000 résidents. Pour couper court à leurs récriminations, elle a décidé de discipliner les compagnies aériennes en appuyant là où cela fait mal : l’argent et la publicité.
La plate-forme a augmenté «significativement» les amendes des transporteurs dépassant les niveaux sonores autorisés. Dorénavant, la contravention sera entre 500 (584,28 €) et 1000 pounds (1168,57 €) selon les cas et l’heure de l’infraction. Les perturbations de nuit seront les plus coûteuses. De plus, pour convaincre les récalcitrants de suivre les procédures les moins bruyantes ou de déployer des machines plus silencieuses, le gestionnaire agite le spectre d’un autre cauchemar des entreprises : la mauvaise publicité. La plate-forme publiera tous les 3 mois à partir de la fin de l’été, un tableau classant les 80 compagnies aériennes présentes sur son tarmac selon le bruit de leurs avions au décollage.


