
Le directeur de IATA Tony Tyler a en effet demandé aux gouvernements de travailler conjointement avec l’industrie de l’aéronautique pour qu'elle soit un véritable moteur au développement économique et à la création d’emploi. Pour les convaincre, il a rappelé qu’environ 3 milliards de personnes prennent l’avion chaque année. Et près de 50 millions de tonnes de marchandises sont transportés par les airs annuellement, ce qui représente environ 35 % de la valeur des marchandises échangées au niveau international. Mais, il se veut offensif : «La pérennité ne dépend pas seulement sur ce que les compagnies aériennes font pour elles-mêmes, mais aussi des politiques adoptées par leur gouvernement» puis il a précisé «Les règlements qui ne sont ni coordonnées ni acceptés par toutes les parties apportent des coûts élevés de mise en conformité, sans avantage. Tandis que les restrictions sur l'accès des compagnies aériennes au capital mondial et aux marchés maintiennent les transporteurs financièrement faibles». Pour Tony Tyler, la viabilité financière de l’aviation passera par des efforts et surtout une entente dans plusieurs domaines. Tout d’abord la modernisation du management du trafic aérien afin d’éviter les retards, réduire les émissions de CO2 et faire des économies de carburants. Les taxes devraient être également repensées et réinvesties dans le secteur afin que l’aérien soit traité comme un catalyseur économique, et non une vache à lait. Les réglementations devraient également être étudiées pour permettre par exemple aux transporteurs d’explorer de nouveau modèle économique plus facilement ou mieux encadrer les fournisseurs monopolistiques.


