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L'Afrique demande plus de transparence à l'Europe


L'ouverture à Ouagadougou d'une conférence des ministres africains chargés du transport aérien a donné l'occasion d'une sévère charge du continent noir contre l'Europe, accusée d'un manque de transparence pour sa liste noire des compagnies aériennes.



© Asecna
© Asecna
Le ministre burkinabè des Transports, Gilbert Noël Ouédraogo a obtenu un franc succès à l'ouverture de la réunion à Madagascar de l'Asecna, la conférence des 17 pays de l'Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique. Il a ouvertement critiqué la fameuse liste noire établie par l'Union européenne, qui interdit de séjour sur le continent bon nombre de transporteurs africains. " L'inscription de certaines de nos compagnies aériennes(...) conduit à leur isolement temporaire et, le cas échéant, à leur disparition définitive des lignes aériennes internationales", a souligné Gilbert Noël Ouédraogo, qui réclame plus de transparence sur les critères d'inscription sur cette liste des compagnies interdites sur le continent européen. Pour lui, "La liste noire, basée sur des critères très restrictifs et qui se révèle fortement discriminatoire, conduira inéluctablement, si l'on n'y prend garde, à l'exclusion de la totalité de la communauté aéronautique africaine du transport aérien international". Le ministre souhaite que la liste soit désormais établie à partir d'un audit réalisé de manière contradictoire et accepté par les Etats. Il reste que, selon l'Association mondiale des compagnies aériennes Iata, l'Afrique enregistre un taux d'accidents douze fois supérieur à la moyenne mondiale. La liste noire qui interdit en Europe ces transporteurs conduit de fait les voyageurs d'affaires à ne pas emprunter non plus leurs avions en "bout de ligne", pour se déplacer sur place en lignes domestiques ou pour se rendre d'un pays africain à un autre, sous peine de ne plus être assurés pour leurs déplacements.