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L’Europe déploie le premier niveau du système de gestion du trafic aérien du futur


La Commission européenne a adopté ce 1er juillet un premier ensemble de modifications essentielles pour la modernisation du système de gestion du trafic aérien (ATM) connu sous le nom de «projet pilote commun ». Il s’agit du premier d’une série de projets issus de SESAR, le pilier technologique du ciel unique européen.



Les projets visent notamment à améliorer le trafic aérien depuis et vers les aéroports, à permettre aux aéronefs d'emprunter des routes plus directes et plus efficaces, ainsi qu'à favoriser le partage d’informations plus précises entre tous les acteurs et à améliorer la coordination avec les autorités militaires.

L'Europe explique que, grâce à des technologies innovantes et à des procédures opérationnelles plus efficaces, le projet pilote aura "des effets bénéfiques sur la sécurité, l’environnement, la capacité et l’efficacité économique de l’ensemble du réseau de gestion du trafic aérien, avec une incidence positive pour les passagers et l’ensemble du transport aérien". Elle ajoute que "la mise en œuvre en temps utile de ces projets permettra de renforcer le rôle moteur de l’industrie européenne sur la scène mondiale et constitue une occasion unique pour l’économie européenne".

Ce projet est le fruit d’un partenariat entre les parties intervenant dans la gestion du trafic aérien, y compris Eurocontrol, la Commission et les États membres, en vue de rendre opérationnels les concepts définis dans le plan directeur ATM européen — mis au point et validé dans le cadre de l’entreprise commune SESAR.

Les avantages escomptés de cette première série de modifications sont nombreux comme la réduction de la consommation de carburant des avions, grâce à une plus grande efficacité des trajectoires de vol, et des gains de productivité grâce à l’optimisation de la fourniture des services de navigation aérienne, à de meilleures procédures d’exploitation et à un meilleur partage des informations entre les contrôleurs et les pilotes.

L’objectif final du projet SESAR, rappelle Bruxelles, est de "diviser par deux les coûts de gestion du trafic aérien pour les usagers de l'espace aérien, de réduire de 10 % les incidences environnementales des vols et de tripler la capacité, ce qui écourtera aussi les retards, au sol comme en vol. Sans oublier la sécurité des vols que ce soit en approche ou au décollage".