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L'aérien français s'engage toujours pour l’environnement mais rappelle ses difficultés


La FNAM, qui représente 95% du transport aérien français, profite de la COP21 pour rappeler que le secteur aérien fait des efforts en faveur du développement durable. Les compagnies aériennes continuent à diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre en réduisant leur consommation de carburant par passager. L'organisation rappelle tout de fois que les transporteurs font face à un contexte économique difficile.



iStock - M. G. Kaya
iStock - M. G. Kaya
La FNAM indique que, malgré la baisse du prix du carburant, le secteur aérien continue d’investir massivement dans les travaux de recherche et développement. Les compagnies aériennes poursuivent leurs efforts pour réduire leur consommation de carburant par passager, et ainsi leurs émissions de gaz à effet de serre. Ainsi leur consommation moyenne était de 3,5L pour 100 km par passager en 2014 contre 4 litres en 2007.

L'organisation indique que "L’objectif commun à tout le secteur de l’aviation est, dans un premier temps, de stabiliser ces émissions puis de les faire décroître et ce malgré l’augmentation du trafic aérien". Alain Battisti, Président de la FNAM et de Chalair, souligne de son côté que "Plus de 3.1 milliards de passagers auront pris l’avion dans le monde en 2015. Le transport aérien s’est totalement démocratisé et rend un service inégalable à l’économie française et mondiale. En 20 ans, les compagnies et les aéroports ont réalisé de formidables progrès technologiques qu’aucun autre secteur n’a réussi à égaler, comme la réduction de moitié du bruit des avions, la division par 5 de la consommation au siège, le triplement des productions d’énergie renouvelable dans les aéroports via l’utilisation de panneaux solaires et stations géothermiques».

Pour mémoire et depuis 2009, l’aviation internationale s’est fixée trois objectifs :
- Améliorer l’efficacité énergétique de la consommation de carburant de 1,5% par an jusqu’en 2020,
- Stabiliser ses émissions de CO2 en 2020,
- Réduire de 50% ses émissions de CO2 en 2050 par rapport au niveau de 2005.

Afin d’atteindre ces objectifs, l’aviation internationale compte sur l’amélioration des mesures opérationnelles (allègement du poids des avions, approches en descentes continues, installation d’auxiliaire de puissances au sol, etc.), l’optimisation des infrastructures (comme le Ciel Unique européen), mais aussi et surtout sur des nouvelles technologies, dont les biocarburants.

La FNAM rappelle également que "Le transport aérien mondial ne représente que 2 à 3% du total des émissions de gaz à effet de serre et 13% des émissions liées au secteur des transports" ou encore que les compagnies aériennes françaises font face à un contexte économique défavorable, avec une concurrence accrue et des charges importantes. Elle profite ainsi de son communiqué pour lister les conséquences directes de ses difficultés et de son manque de compétitivité :
- la part du pavillon français continue à chuter et enregistre une baisse de 2 points (44%) sur l’ensemble des destinations par rapport à 2013
- le recul de l’emploi dans le secteur : 44% des entreprises ont créés de l’emploi en 2013 contre 60% en 2009 avec des perspectives en 2014 n’annonçant pas de reprise

La FNAM souligne que "Les taxes qui représentent 1.2 Mds d’euros subissent une augmentation continue (la taxe de l’Aviation Civile, les taxes d’aéroport, les redevances pour Services Terminaux de la Circulation Aérienne, la redevance de Route, la taxe sur les nuisances sonores aériennes et la taxe de sûreté financée à 100% par les opérateurs et les passagers et, uniquement en France : la taxe de Solidarité dite « Taxe Chirac »)".