La directrice générale d'EasyJet, Carolyn McCall, se dit confiante dans l'avenir. Interrogée par le journal l'"Aargauer Zeitung", elle assure que les compagnies traditionnelles comme Swiss qui se lancent dans les vols à bas prix ne lui font pas peur. Elle est certaine que ses concurrents n'arriveront pas à adopter un business model efficace. Elle cite en exemple les difficultés que la compagnie suisse rencontre avec ses pilotes alors qu'elle souhaite baisser leur salaire. Selon elle, «Une société de luxe ne peut pas devenir soudainement un Aldi. Cela n'est jamais arrivé avant, pas même dans une autre industrie». Elle souligne qu'aucun détaillant traditionnel n'est devenu un discounter après l'arrivée d'Aldi et Lidl.
Pas de long-courriers
Si Ryanair s’intéresse aux vols long-courriers, EasyJet pour sa part n'a pas de visées internationales. Ce projet nécessiterait de d'adopter un autre business modèle. L'entreprise préfère donc rester concentrée sur le marché européen. Elle ajoute que son modèle actuel lui permet d'obtenir en moyenne un gain de 10,50 francs par passager (8,7 euros).



