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La politique du 2eme bagage de Ryanair fait grincer des dents


Régulièrement sous le feu des critiques, Ryanair a décidé de faire plusieurs gestes pour devenir Client-Friendly. L’une des mesures de la low-cost a été d’autoriser un second petit bagage gratuit en cabine. Mais selon le Daily Mail, elle amplifie les crispations au moment de l’embarquement puisque les rangements des avions ne peuvent accueillir que 90 sacs de 10kg.



Les avions de Ryanair ne peuvent accueillir que 90 bagages de 10 kg en cabine. Si ce quota est atteint, l’équipage demande aux passagers suivants d’enregistrer leur sac. Les voyageurs n’ayant pas de place pour leur valise doivent alors patienter à la porte d’embarquement pour placer leur bagage en soute, et attendre ensuite de nouveau au niveau des tapis à l’arrivée. Bien que dans cette situation l’enregistrement de la valise soit gratuit, le procédé fait grincer des dents de nombreux clients. La compagnie a en effet beaucoup communiqué sur son deuxième sac gratuit depuis le début de l’année. Alex Gare qui a récemment expérimenté ce problème de place sur un vol Ryanair Kerry Airport - London Stansted a confié au Daily Mail «C’est ridicule car cela a causé une queue énorme à la porte et ils ont débuté l’embarquement encore 30 minutes après». Le porte-parole de Ryanair a confirmé «Les coffres ont une capacité de 90 bagages cabine et quand cette limite est atteinte, tous les autres sont placés en soute gratuitement». Malgré tout il tente d'argumenter : «Les clients sont libres de prendre leur second petit bagage avec eux, quelle que soit la capacité pour les bagages cabine, puisque ils peuvent être mis sous les sièges».






1.Posté par Fraivert le 21/05/2014 11:13
Ryanair est en train de découvrir les contraintes d'une société de services de transports aériens. Jusqu'à présent, elle se contentait transporter des passagers, avec le moins de bagages possible, d'un point A à un point B en réalisant une marge d'exploitation maximale.
Elle va ainsi découvrir que cet élargissement de son "offre commerciale", destiné à redorer son blason auprès de clients de plus en plus éxigeants sur le niveau de service attendu, va mettre à mal sa ponctualité, fondamentale dans l'économie du modèle low-cost.
C'est ce qui s'appelle se tirer volontairement une balle dans le pied. Mais avait-elle le choix sinon de regarder Easyjet, de longue date beaucoup plus attentive au service de ses clients (ce qui n'était pas très difficile), surperformer économiquement et financièrement.