Les acheteurs sont toujours focalisés sur la réduction des coûts

Capgemini Consulting réalise tous les deux ans une étude sur les activités et les challenges auxquels font face les acheteurs. Pour la 4ème édition de ce rapport, baptisé « Global Chief Procurement Officer Survey », plus de 100 entreprises ont été interrogées. Leurs réponses démontrent que les acheteurs font face actuellement à de nombreuses contraintes économiques et organisationnelles. En outre, bien que toujours concentrées sur la réduction des coûts, les Directions Achats cherchent à se réinventer.

Les Directions Achat sont toujours focalisées sur la réduction des coûts. En effet, 91% des sondés ont indiqué qu'ils travaillaient sur la réduction des dépenses. Capgemini Consulting explique: "Beaucoup d’entre eux ont accumulé, depuis une dizaine d’années, des plans de réduction des coûts dans leur périmètre, souvent en mettant pour l’essentiel la pression sur leurs fournisseurs. Mais certains redoutent d’avoir atteint les limites de l’exercice".

L'étude met également en lumière la difficulté des acheteurs à mettre en œuvre les stratégies achats dans l’ensemble de l’organisation. Selon les personnes interrogées, seulement 30% des entreprises ont mis en place des process cohérents, harmonisés et pérennes pour s’assurer de la "compliance". Les acheteurs citent trois causes principales à ce problème : tout d’abord, les ressources et moyens permettant de mettre en place les politiques sont limités ; ensuite, les différentes entités opérationnelles et divisions de la société ne collaborent et communiquent pas suffisamment les unes avec les autres ; en dernier lieu, il n’y a aucune action ou mesure coercitive poussant les différents interlocuteurs internes des acheteurs à tenir compte et intégrer les process et les outils partagés par ces derniers.

La direction Achat a des atouts
Toutefois l'étude révèle également que les Directions Achats ont de puissants leviers pour se replacer au centre du jeu. En premier lieu, les données. La Direction des Achats d'une entreprise disposent d’une masse considérable de données récoltées et consolidées en amont de l’acte d’achat à l’occasion des appels d’offres, comme en aval lors du processus d'approvisionnement. Près de 60% des répondants considèrent d’ailleurs qu’ils ont en leur possession des données transactionnelles complètes. Néanmoins, Capgemini Consulting relève que "Seuls 20% d’entre eux s’attaquent à la modélisation ou aux analyses poussées de ces données. Alors que leur analyse pourrait être riche d’enseignements… et d’économies à terme".

Les acheteurs peuvent également compter sur la relation fournisseurs. 97% d'entre eux pensent que cette relation est une priorité. Mais seulement 15% d’entre eux ont harmonisé leur stratégie de relation fournisseurs à l’échelle de l’organisation. Le rapport préconise ainsi de " mettre en place un système d’indicateurs clefs de performance (ICP) d’ordre stratégique et financier mais tenant compte aussi de la qualité relationnelle et des performances opérationnelles. Par exemple, les facteurs « degré d’alignement stratégique» avec les fournisseurs et « qualité de résolution des problèmes et gestion des conflits » pourraient être davantage creusés et analysés par la plupart des organisations afin d’améliorer sur le long terme la relation avec leurs fournisseurs".

Pour réaliser son étude, Capgemini Consulting a interrogé des Directeurs Achats (38%), des responsables achats (35%), des responsables Supply Chain ou autres responsables directement en lien avec les services achats d'entreprises issues de tous les secteurs d'activité. En outre, 78% d'entre eux étaient européens et 21% français .

L'étude complète est disponible sur le site de Capgemini Consulting