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Les aéroports français sont les rois des taxes de sécurité


L’information est peut-être passée inaperçue des voyageurs d’affaires français en vacances en août, mais ils ont quelques handicaps par rapport à leurs confrères européens. En plus de devoir utiliser régulièrement des installations qui n'ont pas la meilleure réputation, ils s’acquittent des taxes aéroportuaires sur la sécurité les plus importantes d’Europe.



LUIDER Emile - LA COMPANY
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En effet, la taxe aéroport sur la sécurité et la sûreté des passagers et des bagages est en moyenne 11 euros par billet sur les plates-formes de l’Hexagone alors qu’elle n’est que de 3 euros en moyenne dans le reste de l’Europe. Ce constat a été fait par une étude confidentielle de fin 2011 de l’Union des aéroports français (UAF) et rapporté par le Journal du Dimanche (JDD), le 11 août 2012.
Pourtant selon le journal, l’État encadre strictement les coûts. Ils ne peuvent pas dépasser 12 euros par billet. Un tarif qu’atteignent les installations les plus fréquentées par les voyageurs d’affaires : Orly, Roissy, Toulouse et Nice. La plate-forme la moins gourmande parmi les dix plus importantes de métropole est Beauvais, avec une charge sécurité et sûreté de 7,30 euros.
En plus d’être conséquente pour les passagers et les budgets voyages des entreprises, cette taxe sécurité ne suffit pas pour couvrir l’accroissement des frais de ce secteur. «Les dépenses liées à la sécurité, généralement assurée par des sociétés extérieures, représentaient 783 millions en 2010. Leur coût est passé à 842 l’an dernier», explique le journal. «Même si le trafic augmente sur la plupart des sites, la taxe facturée aux passagers ne permet pas de faire face à la hausse», ajoute-t-il.
Les aéroports utilisent donc une autre charge - celle du contrôle aérien et des révisions techniques des avions – pour équilibrer la balance budgétaire et éviter de demander à l’état de mettre la main au porte-monnaie. Elle oscille ainsi entre 5,5 euros et 8 euros selon les destinations. Mais l’inflation est telle qu’au final – selon les dires d’un membre de l’UAF - le gouvernement pourrait être obligé sous peu de délier sa bourse.