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Les compagnies aériennes traditionnelles pourraient avoir disparu d'ici 20 ans


Les compagnies aériennes traditionnelles comme Air France, Lufthansa ou British Airways vont-elles disparaître ? La réponse tend vers le oui selon le rapport, "Les compagnies aériennes européennes sont-elles mortelles ? Perspective à 20 ans" du Commissariat général à la stratégie et à la prospective (CGSP) publié le 16 juillet 2013. Il indique en effet que sans restructuration, elles risquent de ne pas survivre face à la concurrence des low-cost et de leurs consœurs des pays du Golfe et d’Asie.



Les compagnies aériennes traditionnelles pourraient avoir disparu d'ici 20 ans
Les trois coauteurs de l'étude, Aurélien Croq, François Viellard et Claude Abraham, président de la mission et ancien directeur général de l'aviation civile, cités par Le Point ne sont pas très optimistes sur l’avenir des compagnies aériennes traditionnelles. «On ne peut pas exclure que les stratégies et les évolutions des compagnies historiques ne soient pas à la hauteur des défis qui les menacent et ne soient, en outre, compromises par l'environnement politique, social ou juridique dans lequel elles agissent», expliquent-ils.
Le rapport met en avant que les coûts structurels d'Air France sont 30 % plus importants que ceux des compagnies à bas prix. Par exemple, un pilote moyen-courrier de l’entreprise française vole 650 heures par an alors que son collègue de Ryanair travaille 900 heures pour un salaire quasiment équivalent.
Sur le secteur du long-courrier, les grandes rivales des transporteurs occidentaux sont les compagnies du Golfe. Elles profitent entre autres d’une position géographie pratique (Emirates peut atteindre 7 milliards de personnes en 6 heures), d’aéroports récents dont les taxes sont réduites et d’un coût salarial moins important.
Les auteurs de l’étude mettent également en avant que «certaines taxes, du fait de leur spécificité française ou européenne, pourraient fragiliser les compagnies européennes dans la concurrence mondiale». Ils donnent en exemple la taxe de solidarité sur les billets d’avion que François Hollande souhaiterait augmenter. Il existe un écart de un à dix «entre la contribution d'Air France-KLM (54 millions d'euros en 2009) et de son concurrent deuxième contributeur (5,7 millions d'euros)» pour cette charge qui n'est pas appliquée par tous les pays. Ils préconisent ainsi de «lancer des études d'impact sur les compagnies européennes pour éviter toute discrimination négative en matière de compétitivité par rapport aux compagnies aériennes hors Europe» avant de mettre en place de nouvelles taxes.