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Les surcharges carburant des compagnies aériennes ne vont pas disparaître


L'Europe, via deux députés, veut s'interroger sur le bien-fondé des surcharges carburant qui qui restent "cachés " dans le prix global fourni au client. Selon nos informations, la chute importante des prix du pétrole ne justifie plus les surcoûts imposés par les transporteurs qui, de fait, affichent des prix erronés dans le détail de leurs tarifs.



Déjà évoquées par le patron de Ryanair et critiquées par les associations de consommateur, les surcharges sont dans le collimateur de Violeta Bulc, la nouvelle commissaire aux transports de la commission Junker. Pour cette slovène âgée de 50 ans, la protection du consommateur et l'application du juste prix du transport sont deux chevaux de bataille qu'elle souhaite défendre et améliorer pendant son mandat.

Mais au-delà de cette volonté de faire la lumière sur les surcharges,  force est de constater que c'est l'Europe qui, en 2008, a décidé de l'affichage du tarif global d'un transport aérien, laissant libre chaque compagnie de gérer ses prix. L'intégration ou non de la surcharge n'est donc pas affaire de régulation mais bel et bien la vision de la libre concurrence. Si tout le monde s'accorde à dire qu'il s'agissait d'une hausse déguisée des tarifs qui permet à IATA d'évoquer des prix du transport aérien en baisse (hors intégration de la surcharge), la réalité est toute autre. La surcharge est venue aider les compagnies à passer le cap d'un baril alors à 120 $. Il serait surprenant que le régulateur fasse aujourd'hui marche arrière sur un sujet qu'il a lui-même contribué à installer.