«Les entreprises ne veulent plus payer 4 ou 500 € pour un vol d’une heure qu’ils feront sur une journée», a détaillé le patron de Ryanair qui reconnaît que son modèle low cost est aujourd’hui à revoir. «Même si nous avons progressé tous les ans en matière de passagers, il faut désormais regarder la segmentation des marchés et s’y adapter». Mais au-delà du constat, Ryanair affirme aujourd’hui que les principaux aéroports dans de nombreux pays européens viennent lui proposer des créneaux et lui demandent des ouvertures de ligne. Et d’ajouter que face à la crise «les relations commerciales sont plus simples et les attentes des aéroports sont plus claires».
Mais attention, Michael O’Leary reste lucide. Tous les pays ne lui semblent pas adaptés à cette nouvelle politique. S’il ne s’étend pas sur la France, il reconnaît que l’Allemagne reste une base solide, tout comme l’Italie ou l’Espagne. Officiellement, il ne cherche pas à venir sur Paris, même s’il sous-entend que des contacts existent, mais reconnaît que l’offre de province reste forte et économiquement plus intéressante. Aujourd’hui, le coporate travel pèse 8% du trafic de la compagnie irlandaise. Il aura doublé fin 2015. Enfin, il affirme que la nouvelle politique des GDS l’a conduit à faire le choix d’Amadeus. «Nous constatons tous les jours les effets positifs de ce choix», affirme t-il.



