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Jeudi 29 Juillet 2010

Pauvres français : ils voyagent moins bien que les anglais ou les allemands



Une nouvelle étude financée par le manufacturier informatique HP montre que les entreprises de la zone EMEA continuent de dépenser trop pour les voyages long courrier. Réalisée auprès de 300 assistant(e)s de cadres dirigeants de grandes entreprises en Allemagne, en France et au Royaume-Uni, l'étude précise que les entreprises britanniques ont dépensé en moyenne près de 14 000 € par cadre dirigeant en voyages long-courrier, au cours du premier trimestre 2010.



Pauvres français : ils voyagent moins bien que les anglais ou les allemands
Assurée par le cabinet indépendant Coleman Parkes, l'enquête s’est attachée à observer les stratégies de déplacement des cadres dirigeants en Europe afin d’évaluer les effets du récent nuage de cendres volcaniques, le temps passé en déplacement, les modes de transport utilisés, et le temps consacré par les assistants des cadres dirigeants à l’organisation de leurs déplacements.
Malgré un climat économique difficile, la plupart des cadres dirigeants continuent de choisir de voler confortablement. En moyenne, 70 % des hommes et femmes d’affaires volent en première ou en classe affaires ; 2 % utilisent des jets privés. Les Français sont les plus économes : 34 % des cadres dirigeants de l’Hexagone optent pour la classe économique sur les vols long-courrier, contre 19 % pour les Britanniques et seulement 13 % pour les Allemands. Les dirigeants français sont également ceux qui prennent le train le plus souvent. Une large majorité des cadres dirigeants qui se sont déplacés ont eu recours 2/3 à des vols commerciaux et à des compagnies ferroviaires, pour une bonne part de leurs voyages d’affaires.

Bien qu’ils aient également eu recours à la voiture ou à des jets privés dans des cas spécifiques. Les moyens de transport commerciaux ont été retenus malgré des horaires peu fiables et les risques liés à des actions perturbantes telles que des grèves.

La Nature peut également provoquer des perturbations majeures dans les déplacements comme l’a démontré, en mars, le nuage de cendres volcaniques. Près de la moitié des sondés dans le cadre de cette étude ont dû modifier ou reporter leurs projets de déplacement en raison du nuage de cendres. Les cadres dirigeants britanniques ont dû annuler 3 à 4 rendez-vous au cours de la période en raison des annulations de vols. Autre résultat : les cadres dirigeants britanniques passent en moyenne 11 jours par trimestre en dehors de leurs bureaux, de même que leurs homologues allemands et français. Qui plus est, au Royaume-Uni, plus d’un tiers des sondés ont passé plus de trois semaines hors de leurs bureaux au cours d’un seul trimestre. En outre, le temps des cadres dirigeants n’est pas le seul à être ainsi amputé ; leurs assistants consacrent en moyenne 17 % de leur temps à organiser des déplacements. Ce temps passé hors des bureaux de l’entreprise recouvre bien sûr des réunions, ou du travail à distance, via un réseau WiFi ou dans un avion. Mais il n’en comporte pas moins des quantités considérables de temps perdu : passage de la sécurité à l’aéroport, transferts entre aéroports, pauses entre les réunions, etc. Qui plus est, le travail effectivement réalisable dans un avion reste limité. La visioconférence comme solution alternative Néanmoins, des progrès ont été réalisés. L’étude révèle ainsi que plus de 59 % des entreprises britanniques, 53 % des entreprises françaises, et 42 % des entreprises allemandes utilisent régulièrement des solutions telles que la vidéoconférence ou la téléprésence. Mais le potentiel d’amélioration est important : 35 %, 34 % et 38 % des entreprises, respectivement, n’utilisent ces solutions qu’occasionnellement ; le reste de l’échantillon n’y a tout simplement pas recours.