
En annonçant il y a quelques jours la suppression de lignes vers la France (dernier vol vers Paris le 2 mai prochain) et dès le 27 mars vers la Belgique l'Autriche et l'Angleterre, Olympic Air prend le pari hasardeux d'un développement à l'international en privilégiant les destinations touristiques plutôt que celles traditionnellement utilisées par les hommes d'affaires. Reste qu'à ce jour le financement de ce développement est loin d'être assuré. La compagnie grecque doit assumer une baisse sensible de son chiffre d'affaires et se refuse pour l'heure à demander une "alliance" commerciale auprès de compagnies européennes qui se disaient, il y a quelques mois encore, intéressées par une prise de participation.
Le temps n'est guère meilleur pour Aegean qui a annoncé au début février des pertes de l'ordre d'une vingtaine de millions d'euros pour 2010. La compagnie reconnaît que la baisse sensible de la demande sur les lignes domestiques et européennes est seule responsable de cette situation. Elle regrette cependant que la fusion, pourtant largement justifiée sur le plan économique, et loin d'être aussi concurrentielle que le pensent les européens, est été rejetée sans une étude réelle du dossier qui démontrait le bien-fondé de l'alliance des deux compagnies grecques. Pour autant, Aegean reste persuadé que la reprise du trafic aérien grec est imminente.

