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Quelqu'un sait-il où est passée la SNCF ?


Après un hiver mouvementé, force est de constater que la SNCF a su remonter la pente de la notoriété et que peu d'informations négatives remontent de la part des associations d'usagers. Il y a bien, ci et là, des râleurs pour regretter le passé, par définition toujours mieux que le futur, mais globalement le ferroviaire ne fait plus parler de lui. Un bon point pour Guillaume Pepy qui a su éteindre les incendies au fur et à mesure qu'ils se déclaraient.



Quoiqu'on en pense, le train reste l'un des moyens de transports préférés des voyageurs d'affaires. Et si le produit plait, c'est qu'il a bien des avantages face à l'avion. Je mets de côté l'argument environnemental, où chacun y va de son couplet sur des comparatifs plus ou moins justes pour ne retenir que l'évolution des services pro et le confort des premières classes. D'autant que si la SNCF ne maitrise pas toujours sa communication à bord, elle a globalement réussi celle sur le terrain de l'entreprise... Avec cependant quelques couacs en matière de prix et de lisibilité tarifaires. "Des défauts de mise en route" pour certains ou "un impérieux besoin d'atteindre une marge suffisante pour générer des bénéfices indispensables à la modernisation" pour d'autres. Mais une fois posé ce constat, c'est vers l'avenir qu'il faut désormais regarder. Et les dossiers ne manquent pas. Dans quelques jours, le programme de fidélité, développé en interne, prendra le relais des S'miles. Nous aurons l'occasion d'en reparler. A terme, les lignes à grande vitesse - qui viendront sérieusement bousculer l'avion - poseront le problème des transversales. Si le TGV Rhin Rhône est une première réponse, il faut aujourd'hui en proposer de nouvelles lignes, tout aussi efficaces et attendues par les clients. Où en est finalement la volonté du Président d'en finir avec le tout TGV ? Que deviennent les lignes sinistrées qui doivent se métamorphoser d'ici 2013 ? Quid des relations avec RFF ? Quelle réponse à la concurrence ferroviaire qui se construit ? Bref, des sujets forts qui demandent une vraie communication de la part de la SNCF. A moins que le silence du Président n'annonce son possible départ vers d'autres cieux. Allez donc savoir, un homme qui a réussi à calmer les syndicats et rassurer les clients est une perle rare. De là à le voir s'en aller éteindre d'autres incendies...

Marc Dandreau


Mardi 22 Mai 2012


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1.Posté par rord77 le 23/05/2012 11:06
Ne vous leurrez pas!
S'il y a moins de "buzz" autour des piètres performances de la SNCF, c'est tout simplement que Guillaume Pépy a bossé sur la SNCF 2.0 et mis un gros effort sur la e-stratégie et la e-reputation se sa boutique.
Tout ce qui pourrait porter ombrage à la réputation de la pétaudière est tout simplement laminé. Monsieur SNCF 2.0 (Alexis Bernard) y veille.
Le site Opinions et Débats qui apportait trop de commentaires polémiques a plus ou moins été démantelé. J'ai d'ailleurs arrêté d'intervenir sur le site en question.

Et, étant donné que les transports d'affaires ne représentent qu'une très faible partie de la clientèle de la SNCF, vous devriez jeter un coup d'oeil sur ce qui se passe dans les transports SBCF en Ile de France.

Sil y avait autant d'efforts et de budget à faire fonctionner le dinosaure qu'à faire de la SNCF 2.0, croyez moi, ça marcherait. Il est vrai qu'il est plus facile de bosser derrière un ordinateur à la direction de la communication qu'à conduire un train ou être derrière un guichet à répondre à des clients mécontents.