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Rome, nouveau terrain de jeu des compagnies du Golfe


Selon la presse italienne, la bataille aérienne des compagnies du Golfe va se jouer à Rome. D’un côté Etihad, qui vient de mettre la main sur 49 % du capital d’Alitalia, de l'autre Emirates et Qatar Airways. Pour Emirates, l’objectif est simple : couper l’herbe sous le pied d'Etihad en doublant le nombre de rotations entre Dubaï et Rome.



Du côté de Qatar Airways, si on affirme étudier la hausse des fréquences entre Doha et Rome, la prudence semble de mise dans la bataille de titan qui s’annonce. Membre de OneWorld, la compagnie qatari préfère la carte de l’alliance à tout investissement démesuré pour grappiller quelques parts de marché. D’autant qu’Emirates, auréolée de ses succès commerciaux, n’a pas souhaité engager des partenariats solides en Europe. Difficile de savoir si elle le regrette mais seule certitude, elle ne saurait laisser le champ libre à sa voisine sans réagir.
Après la tentative avortée du Milan/New York, Emirates veut bloquer le développement de sa rivale qui à l’ origine n’envisageait d’augmenter ses fréquences que de deux vols par semaine. Aujourd’hui, Alitalia annonce qu’elle mettra en place 3 liaisons quotidiennes vers Abu Dhabi avant la fin de l’année. Coup de bluff ? Qui sait. Mais cette hausse de fréquence masque l’attente de la décision européenne pour l’ouverture des vols vers Abu Dhabi au départ de Milan et plusieurs autres villes italiennes qui n’interviendront qu’en janvier prochain au mieux. D’ici là, Etihad aura joué une carte majeur avec le lancement de son réseau européen, chargé d’alimenter le hub d’Alitalia à Rome. Au premier semestre 2014 et avec le déploiement d'Etihad Regional, les résultats ne se sont pas fait attendre : le trafic a progressé de 20% à Abu Dhabi. Emirates le sait et ne cache pas son agacement.