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Ryanair : des passagers attaquent après une dépressurisation


Ryanair est poursuivie en justice par des passagers après la «dépressurisation de cabine» de leur avion. Ils assurent que cet incident leur a causé «des dommages physiques et psychologiques». Une première en Europe.



Des passagers de la liaison Ryanair Milan-Bergame - East Midlands du 4 avril 2012 ont eu une belle frayeur. L’alarme de pressurisation s’est enclenchée et les masques à oxygène se sont déployés en plein vol. Les pilotes ont alors entamé une descente rapide, passant de plus de 30 000 pieds d’altitude à 10 000 pieds en moins de cinq minutes et ont demandé un atterrissage d’urgence à l’aéroport de Francfort. Le cabinet d’avocats spécialisé, Irwin Mitchell, vient d’entamer une action en justice contre Ryanair pour certains voyageurs. Il assure qu’ils ont subi «des dommages physiques et psychologiques» et demande réparation.
Une passagère brésilienne a expliqué à la presse anglaise que l’incident avait changé sa vie. «J’ai cru que nous allions mourir. Je dois souvent prendre l’avion pour mon boulot, mais les nuits avant mes vols, je n’arrive plus à dormir et ces instants de peur reviennent». La low-cost irlandaise avait déjà reconnu que «les contrôleurs de pressurisation» avaient rencontré un problème pendant le vol. Par contre, elle ne négociera pas avec le cabinet qui cherche, selon elle, à se faire de la pub. «Selon la Convention de Montréal, seules les blessures physiques peuvent faire l’objet de compensation. Les plaintes pour traumatismes psychologiques ou émotionnels ne rentrent pas en ligne de compte et seront rejetées», a affirmé le transporteur dans un communiqué. De quoi occuper les juges.