Ce n’est pas la première fois que le sujet revient sur le tapis. Condamnées par la justice française pour travail dissimulé, Ryanair s’était opposée à cette décision en arguant que les personnels de la compagnie présents en France "était dans la continuité territoriale irlandaise et à ce titre ne dépendait pas des règles françaises". Une vision rejetée par les juges qui, s’appuyant sur une première jurisprudence, avaient constaté "l’exercice d’une activité professionnelle qui n’était pas en lien direct avec le pays d’origine de l’exploitant". La nouvelle plainte déposée reprend l’argument originel et demande l’application pure et simple des règles européennes, plus favorables en Irlande ou en Espagne en matière de coût du travail.
Pour les signataires français du courrier adressé au Premier Ministre et cité par Challenge, "Les personnels exerçant en France et prétendument détachés d’Espagne par Vueling et d’Irlande par Ryanair, ne résidaient ni en Espagne ni en Irlande, et ne s’y rendaient pas non plus dans le cadre de leurs activités professionnelles", rappellent les signataires. "Ainsi, les règles du détachement ont pu être détournées de leur finalité initiale afin de profiter du système social le plus avantageux".



