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SNCF, des tarifs trop élevés pour les PME/PMI


En participant la semaine dernière à une réunion de jeunes entrepreneurs qui avaient pris pour thématique les déplacements professionnels, le débat à très vite dérapé sur les prix du transport, qu’il soit aérien ou ferroviaire. Tous les jeunes créateurs excluaient de leur discussion la voiture, considérée comme indispensable. Il est bien connu que lorsque l’on aime, on ne compte pas.



Premier constat, l’aérien apparaît comme un transport aux prix raisonnables pour un grand nombre de participants. L’effet « low cost » joue à fond et les prospections de proximité (moins de deux heures de vol) se font souvent à des tarifs extrêmement bas. Autre remarque, pour le long courrier, nos jeunes de moins de 30 ans sont des adeptes de la classe éco, chinée sur le net à des prix plus que compétitifs. Globalement, tous reconnaissent que le confort est loin d’être bon mais que le prix est un atout essentiel pour de jeunes pousses du business.

Principal sujet de vraie discussion, le train et ses déclinaisons tarifaires. Incompréhension, inadaptation, inadéquation sont les critiques qui ressortent le plus souvent. Et de fait, comme pour l’avion, ces jeunes PME/PMI sont à la recherche du meilleur tarif pour eux comme pour l’ensemble de leurs collaborateurs.
Et les exemples pour le train ne manquent pas. Plus d’une dizaine de ces entrepreneurs avouent prendre les premiers prix et s’imposent des contraintes pour leurs déplacements ferroviaires. Une bonne partie se disent « clients » des billets Prem’s et attendent de voir concrètement les bas tarifs annoncés par Guillaume Pepy. Seule certitude, avec un peu de bon sens et une analyse tarifaire «On peut se rendre compte que la différence entre un billet Pro et une offre économique ne se justifie pas». Certes, cette vision tranchée est un peu hâtive voire illogique avec les besoins d’efficacité que tous réclament dans la gestion de leurs affaires. Mais à l’évidence, le dialogue n’est pas réellement établi entre l’offre SNCF et ses acheteurs professionnels. Faut-il aller plus loin dans le détail du tarif ou mettre en œuvre des plateformes entre l’offre bas de gamme et celle qui est affichée pour les professionnels ? Certainement car aujourd’hui, peu de jeunes entrepreneurs comprennent la grille tarifaire de la SNCF.

Pierre Barre

Dimanche 12 Janvier 2014


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