
Deux points forts sont contestés : le début d'alignement de la durée de calcul des retraites entre le privé et le public et la fin de la retraite avancée pour certaines catégories de personnel. Même si le gouvernement a prévu des mesures spécifiques pour gérer la pénibilité au travail, les cheminots restent attentifs aux décisions qui seront prises. "On aura à se défendre sur tous les fronts", précise une source anonyme, "La réforme ferroviaire qui s'engage comporte certaines parties défavorables aux cheminots et les retraites constituent un acquis essentiel pour le personnel de la SNCF". Et si l'on touche à ses deux points ? "Nous engagerons des mouvements sociaux sévères sans doute encore plus importants qu'en 1995 car on touchera à l'essence même des combats sociaux des 50 dernières années". Officiellement, le gouvernement connaît la ligne rouge syndicale tracée à la SNCF. En tiendra t-il compte ? C'est la question qui sera posée à Guillaume Pepy ces prochaines semaines. D'ici là, nul doute que la pression va monter. Tout est fait pour.

