
Preuve de cet échange difficile, les menaces formulées cet été par le Ministère algérien des transports qui voulait prendre de nouvelles mesures pour le contrôle des avions français qui desservent le pays. "Des propos extrémistes", selon Pierre Cadiou, expert en sécurité aérienne, "L'Algérie a transformé des exigences techniques européennes en attaques politiques. Elle est resté bloquée sur la menace de liste noire au lieu de faire avancer le dossier. Le seul homme, Lemmouar Azzoug, qui avait confirmé que la situation était inquiétante a été limogé. C'était le patron d'un syndicat de techniciens de maintenance aérienne"
L'EASA (European Aviation Safety Agency), qui a engagé le 17 octobre dernier un contrôle poussé de la compagnie après la constatation de multiples carences, assure depuis un suivi très précis du transporteur. Le 9 novembre prochain, le PDG d'Air Algérie sera à Bruxelles pour assister à la réunion du conseil européen de sécurité aérienne. Pour Wahid Bouabdellah, les normes européennes sont sans cesse renforcées et bien plus contraignantes que celles édictées au niveau mondial.

