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Jeudi 3 Avril 2014

Sécurité aérienne : des signes encourageants en Afrique



IATA a dévoilé ses statistiques de sécurité pour 2013, le 3 avril 2014. L’année dernière, 210 personnes ont trouvé la mort dans un accident d’avion, soit quasiment deux fois moins qu’en 2012. L’association relève également des signes encourageants concernant la sécurité en Afrique.



En 2013, 210 personnes ont été tuées dans un accidents d’avion. Le chiffre était de 414 en 2012. Par contre, le nombre d’accidents a été plus important: 81 en 2013 contre 75 en 2012. Sur les accidents répertoriés l’année dernière, 16 ont été mortels. «20 % des accidents ont entraîné des décès, soit le même taux qu’en 2012. Ce chiffre est inférieur à la moyenne sur cinq ans qui est de 22 %», précise le 50eme rapport annuel sur la sécurité. «La sécurité est notre priorité absolue. L’industrie aérienne est unie dans son engagement à assurer une amélioration continue de la sécurité. Il est important de souligner que cet engagement a rendu l'aviation toujours plus sûre. Toutefois, bien qu’ils soient rares, les accidents surviennent. Nous publions ces renseignements alors que le monde surveille les efforts de recherche du vol MH370. L’industrie aérienne, ses intervenants et les autorités de réglementation sont engagés dans une démarche pour résoudre ce mystère, en comprendre les causes et trouver des moyens d’empêcher que cela se produise à nouveau», a déclaré Tony Tyler, directeur général et chef de la direction de l’IATA.

L’Afrique a accompli des progrès en matière de sécurité
Le taux d'accident des compagnies aériennes d’Afrique s’est amélioré de près de 50 % en 2013 (7,45 accidents par million de vols, contre 14,80 en 2012). «Nous constatons des progrès en Afrique. Les transporteurs inscrits au registre IOSA ont des résultats presque sept fois meilleurs que les exploitants non inscrits à l’IOSA dans la région. Mais il faut rappeler deux choses. D’abord, le taux de l’ensemble de l’Afrique est plusieurs fois pire que le niveau mondial, et donc il y a beaucoup à faire. Ensuite, nous ne pouvons considérer comme acquises les récentes améliorations. Pour pérenniser ces gains et en faire la base d’une sécurité de classe mondiale, il faudra la détermination permanente et l’engagement de tous les intervenants, y compris les gouvernements», explique le patron d'IATA. Les intervenants de l'aviation, dont l’IATA, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et d’autres se sont ainsi entendus sur un Plan d’action stratégique pour l’amélioration en Afrique destiné à atteindre un niveau de sécurité de classe mondiale d’ici 2015 en comblant les lacunes de sécurité et en renforçant la capacité de surveillance réglementaire.