C’est à l’occasion d’une conférence de presse aux côtés de la ministre des transports Elisabeth Borne que Jean-Cyril Spinetta, ancien patron d’Air France KLM, a décliné sa lettre de mission. Il a été nommé le 19 septembre dernier, à l’occasion de l’ouverture des Assises de la mobilité. Et ce sera précisément l’un de ses sujets : quelle place pour le train dans le contexte d’un monde qui change, aux côtés du covoiturage, des low cost de l’aérien et autres solutions de déplacements ?
Deuxième axe de travail, naturellement corrélé au premier, quel modèle économique pour le ferroviaire quand sa dette atteint 45 milliards d’euros ? Quelle place pour le TGV, pour le TER ? Faut-il ou non accélérer le TGV, dont 70% des lignes sont déficitaires, faut-il maintenir toutes les gares ? "Les dessertes fines du TGV ont un impact non négligeable sur la situation financière de l'entreprise", souligne Elisabeth Borne qui n'écarte pas la possibilité de supprimer des arrêts voire des gares, "Pour prendre une métaphore aérienne, on ne dessert pas Brive avec un A380".



