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Transavia en grève à Noël ? C'est possible


Les syndicalistes parlaient de la grève à voix basse, aujourd'hui c'est presque devenu un mot d'ordre face à la direction si aucun accord sur les projets de réduction des coûts n'était trouvé. Pour l'heure, la première mouture du projet de la direction a été retirée. Une autre version est annoncée pour le 3 décembre et pourrait mettre le feu aux poudres.



Selon le SNPNC, le personnel est prêt à cesser le travail pour Noël. Une idée insupportable pour la direction qui sait que la période est propice aux voyages. "A cette heure, les réservations sont ouvertes et rien ne vient pénaliser les ventes", explique un cadre de la low cost d'Air France.

A priori, très orientée loisir, la compagnie qui veut aussi s'attaquer au business travel, redoute la période des fêtes qui donne des idées "combatives" aux salariés. Où est donc le souci ? La rémunération des hôtesses et stewards, en discussion depuis des mois. Air France souhaite la baisser pour gagner en coût d'exploitation. Ce que, on l'imagine aisément, refusent les salariés. Et la baisse demandée, 7,5 % est loin d'être anodine. La "vision low cost de Transavia ne veut pas dire salaire minimum pour les personnels",explique un salarié proche de la CGT qui regrette cette "ryanairisation" du transport aérien européen.

Au-delà d'un projet, c'est toute la structure salariale de la compagnie qui est en cause. La hausse automatique des salaires, + 2% par an, est un acquis contractuel qui devrait disparaître selon Air France. Pour les PNC, le constat est plus sévère :  les salaires sont faibles, plutôt éloignés de ceux d'Air France pour des horaires de travail supérieurs. Le SNPNC a toujours demandé qu'un équilibre soit trouvé. Choux blanc pour le moment.

Selon nos informations, si la grève prévue les 7 et 8 novembre a été évitée de justesse, il n'en serait pas de même pour celle de la fin de l'année. D'autant que le premier mouvement ne respectait pas la clause de “veille sociale”, qui imposait aux partenaires sociaux un délai de trois semaines de négociation avant une grève. "Aujourd'hui cette clause est levée. Après la réunion de ce lundi 23 novembre, nous attendons celle du 3 décembre pour prendre une décision", précise Isabelle Avis du SNPNC.

Face à la menace de la première grève de son histoire, Transavia fait le dos rond et parie sur une sortie de crise. Résultats dans quelques jours.