Deplacements Pros, le quotidien du business travel, du voyage d'affaires et des déplacements professionnels



Dimanche 2 Décembre 2012

Un Paris - Sydney en 3h30... C'est pour demain ! (avec vidéo)



Depuis l'aube des temps, les visionnaires sont montrés du doigt pour leurs excès de folie. L'imagination débordante de Léonard de Vinci a toujours fait sourire les historiens proches de François 1er. Il en est ainsi avec bien d'autres génies dont le seul tort est d'avoir imaginé, avant les autres, les couleurs d'un futur bien différent de celui imaginé par les esprits sages. L'électricité, la radio, l'uranium, la voiture ou l'avion ont ainsi démontré que l'on pouvait aller plus loin que ne le pensent les utilisateurs.



Un Paris - Sydney en 3h30... C'est pour demain ! (avec vidéo)
Le Lapcat (Long-term Avanced Propulsion Concepts And Technologies) fait partie de ces idées qui font sourire aujourd'hui et qui, demain sans doute, seront la clé du transport aérien. Imaginé par une société britannique, Reaction Engines Limited, et financé par la Communauté européenne, le projet de transport hypersonique à une altitude élevée pourrait devenir une réalité commerciale d'ici à 20 ans. Son secret : le Sabre (Synergic Air Breathing Engine), un moteur hybride, proche de celui installé dans les fusées, et qui peut atteindre la vitesse de Mach 5. En flirtant avec la stratosphère, l'avion utiliserait à la fois son propre carburant, de l'hydrogène liquide, et celui contenu dans l'oxygène de l'air. Ne demandez pas de détails trop techniques car la fabrication de cet appareil complexe fait appel à d'innombrables innovations, que ce soit pour le confort des passagers et la précision du vol. Selon Alan Bond, à l'origine du projet, "Toutes les technologies utilisables par Lapcat existent aujourd'hui, que ce soit à l'état embryonaire ou en phase de développement active". Et le résultat ? Un Paris New York en 1h30, un Paris/Sydney en 3 heures et des poussières ou un Paris/Nouméa en quatre heures. Irréaliste ? Certainement pas mais il faudra être patient et y croire. Un peu comme ces ingénieurs qui, à la fin des années 50, avaient imaginé un avion supersonique qu'ils allaient appeler Concorde. Qui peut encore dire que le projet était fou ?