Autorisée par la direction générale de l'aviation civile, Yémenia qui avait été bannie de l'aéroport de Marignane, aurait fourni toutes les informations nécessaires à son retour, y compris les éléments techniques qui garantissent la qualité des appareils qui se poseront sur la plate-forme. Malgré ces informations, l'association qui regroupe les familles des victimes se dit scandalisée et considère que l'autorisation donnée par la France est "une pure provocation".
Interrogé par les médias, l'avocat de trois familles des victimes se dit lui aussi choqué par le fait qu'une compagnie qui exploitait des "avions poubelle" puissent aujourd'hui revenir totalement blanchie sur un aéroport français. Il ajoute que le tribunal de grande instance d'Aix-en-Provence - qui doit rendre son jugement le 19 février prochain - s'est interrogé sur l'absence de contrôle des autorités françaises à l'époque de l'accident. Pour mémoire, il avait été établi que l'équipage portait toute la responsabilité du crash en raison d'une mauvaise formation.



