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Ciel unique européen: il ne faut plus hésiter


Le groupe des employeurs du Comité économique et social européen (CESE) soutient que la Commission européenne "s'est enfin rendue à l'évidence: il ne saurait y avoir de marché unique sans un ciel unique européen". C'est une réponse claire à la proposition de Ciel unique européen II+ qui a été dévoilée le 11 juillet.



M. Jacek Krawczyk
M. Jacek Krawczyk
Selon Jacek Krawczyk, président du groupe des employeurs du CESE, "Cela fait bien trop longtemps que le ciel unique européen reste à la traîne et nous nous félicitons que la Commission européenne se soit finalement résolue à faire appliquer sa propre législation en recourant à une méthode qui a prouvé son efficacité pendant de nombreuses années pour contraindre les États membres de l'UE à respecter les quatre libertés fondamentales du marché européen, c'est-à-dire en les renvoyant devant la Cour de justice".

Et de faire remarquer que "bien que le paquet législatif relatif au ciel unique européen ait été adopté depuis presque dix ans, il n'est toujours pas pleinement appliqué. Les projets pour créer un espace aérien unique ont abouti à une impasse, car des petits groupes d'intérêt qui tirent profit du transport aérien les ont accaparés".

En 2011, la non-application de ce paquet législatif a selon le comité provoqué des pertes de 3,7 milliards d'euros du fait des inefficacités, entraîné moult millions de minutes de retard, causé des rejets supplémentaires de CO2 dans l'atmosphère et accru les prix pour les passagers. Aussi, le maintien du statu quo ou d'autres ajournements entraîneront un surcroît de pertes, aussi bien pour la société que pour le secteur aérien.

Et Jacek Krawczyk de conclure : "Il est possible d'envisager la libération de tout le potentiel de ce projet comme une mesure de lutte contre la crise. Il est essentiel d'améliorer les niveaux d'efficacité, de performance, de sécurité et de protection de l'environnement du système européen de gestion du trafic aérien, pour les aligner sur les meilleures pratiques dans le monde, afin que les compagnies aériennes européennes puissent concurrencer efficacement les acteurs clés des États-Unis et des marchés émergents".