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Plus de 175 millions de passagers dans les aéroports français en 2014


De Francfort à Istanbul en passant par Londres, les aéroports européens ont enregistré des performances record en 2014. Avec plus de 175 millions de passagers commerciaux, le secteur aérien de l'Hexagone ne déroge pas à la règle. Mais l'Union des Aéroports Français, qui a dévoilé ce chiffre le 12 février, y met un bémol: les plates-formes françaises ont moins progressé que leurs consœurs européennes.



Le trafic passagers des aéroports français a progressé de 2 % en 2014 pour atteindre le nombre record de 175 381 306 voyageurs accueillis. Mais les cocoricos ne sont pas vraiment de rigueur «C'est une année record mais pas exceptionnelle», souligne Jean-Michel Vernhes, président de l'Union des aéroports français. «C'est une année mitigée en comparaison des résultats des autres aéroports européens qui affichent une augmentation de 5,4 %, et même ceux des aéroports de l'Union Européenne qui ont vu une hausse de 4,9 %», explique-t-il.
De plus, la progression française enregistrée est due pour les deux tiers à la croissance des aéroports parisiens. En effet, porté par le développement du secteur international, ADP a franchi la barre des 92 millions de passagers annuels (+2,6 %). Dans le détail, Paris CDG progresse de 2,8 % en 2014 et Orly de 2,1 %. Les meilleures performances ont été enregistrées sur le Moyen-Orient (+6,7 %) et Europe (5,3 %) tandis que la région DOM-COM enregistre un léger retrait (-0,2 %) et le secteur domestique chute de 2,0 %.

Des situations très diverses en province
Les aéroports de province de plus de 1,5 million de passagers montrent des résultats plus mitigés. Fortement touchés par la grève des pilotes d'Air France, ils affichent des résultats principalement en léger recul, à l’exception de Bâle-Mulhouse (+10,9 %), Bordeaux-Mérignac (+7,1 %) et Nantes-Atlantique (+5,8 %). La situation est assez similaire sur les pistes de moins de 1,5 millions de voyageurs. Lorsqu'on observe le trafic des installations de 1 million à 100 000 passagers, une petite moitié d'entre eux affiche une chute comme par exemple Lorient (-25,8 %), Deauville (-17 %) ou Rodez (-15 %). En revanche, Dôle-Jura - dont la viabilité économique a été remise en cause par la Cour des comptes dans le rapport publié le 11 février - affiche la progression la plus importante (44,6 %). Interrogé sur les conclusions des sages de la Rue Cambon, Jean-Michel Vernhes a reconnu qu'il y avait parfois un manque de coordination politique entre les collectivités locales qui pose maintenant question au vu de la situation économique. «Les collectivités locales qui gèrent les aéroports vont devoir réfléchir à l'allocation des moyens et leur bien-fondé», a-t-il dit. «Néanmoins il ne faut pas tuer tous les aéroports. Ils jouent un rôle important dans l'économie locale et la mobilité. Certains ne seront jamais rentables mais tout de même indispensables pour la région», plaide-t-il.

Le low-cost en plein boom
Comme les années précédentes, les compagnies à bas coûts poursuivent leur montée en puissance. Avec une hausse de leur trafic de 12,6 %, elles expliquent en grande partie les bons résultats globaux des aéroports français. Les low-cost représentent maintenant plus d'un quart du trafic métropolitain et plus d'un bon tiers du trafic provincial. Dans l'Hexagone, 14 aéroports ont un trafic low-cost supérieur à 50 % dont Bézier (99,69 %), Carcassonne (99,61 %), Beauvais (99,35 %) ou encore Dole-Jura (87,04 %) et Bâle-Mulhouse (59,71 %).