Refund.me, le spécialiste des droits des passagers présenté ici en juillet 2013, estime que plus de 480 millions d’euros n’ont pas été réclamés chaque année depuis la mise en œuvre du CE 261/2004. Le droit commence à prendre sa place et l'information à circuler puisque le site estime qu'en 2012, cette somme est descendue à environ 400 M€, puis à 300 M€ en 2013. Mais au total, il estime que la somme totale des indemnisations potentiellement dévolues et non remboursées aux voyageurs qui ont subi des retards ou annulations de leurs vols, à partir de et vers l'UE depuis 2005, s’établit à plus de 4,5 milliards d’euros.
L’entreprise dénonce également la récente proposition de révision du CE 261/2004 faite par le Parlement Européen. Elle assure qu’il «pourrait mettre en péril le bon progrès réalisé jusqu'à présent. La proposition vise à augmenter de manière significative le seuil de retard qui déclenche l’indemnisation, actuellement fixé à 3 heures». Le Parlement européen envisage de l'augmenter à 5h, 7h voire 12 heures. «L'industrie du transport aérien a fait des progrès importants dans l'amélioration des droits des passagers pendant les dernières années. Les passagers sont plus conscients de leurs droits et les compagnies aériennes offrent un meilleur service. Il serait dommage d’annuler ce progrès. Ceci conduirait à plus de retards et d’annulations», constate Ève Buechner, PDG et fondatrice de refund.me.
Alors que le CE 261/2004 continue d'être la réglementation des droits des passagers la plus complète dans le monde, les règlements aux États-Unis, en Israël, en Turquie et en Inde sont semblables, quoique moins étendus et moins connus.



