Si dans les grandes entreprises, la hausse risque de passer quasi inaperçue en raison de volumes et des contrats personnalisés, il n’en va pas de même dans les PME/PMI. Une grande majorité d’entre elles, via leurs organisations professionnelles, conteste une hausse trois fois supérieure à l’inflation et elles envisagent de s’organiser pour optimiser leurs déplacements afin de bénéficier des petits prix du train qui, eux, n’augmentent pas.
Mais cette attaque tarifaire du voyage d’affaires (que nous avions évoquée il y a quelques mois) est loin d’être surprenante. La SNCF a besoin d’argent pour l’entretien des voies et la refonte de son calamiteux plan transport en île de France. En la mettant en place avant le 31 décembre, elle prend de vitesse les régions sur les TER et les intercités qui, dès le 1er janvier, auront la possibilité de déterminer elles-mêmes les tarifs. On image mal qu'en période électorale, les régions voudront s’amuser à augmenter les prix.



