A Londres, les chauffeurs d’Uber sont des salariés

Uber s'interroge après avoir perdu son appel en Angleterre contre deux chauffeurs qui l'attaquaient pour obtenir un contrat de travail en tant que salarié.

Pour la cour, rien ne justifiait leur statut d'indépendant alors que "le lien de soumission et les contraintes imposées tenaient plus du contrat de travail". Le groupe américain a fait appel mais le jugement ouvre une brèche en Europe.

Dans un pays libéral comme l'Angleterre, la décision de justice a surpris, à peine deux mois après qu'Uber se soit vu retirer sa licence à Londres. 68 autres plaintes du même type ont été déposées contre l'entreprise de VTC et si la décision devait être confirmée en appel, ce sont plus de 12 000 chauffeurs qui pourraient attaquer le géant américain.

En France, les syndicats de chauffeurs VTC étudient avec attention le jugement rendu et s'interroge sur la bataille juridique à mener. Plusieurs chauffeurs, à titre individuel, ont déjà saisi les prud'hommes sur le même thème.