Selon plusieurs banques privées, cette annonce ne serait qu’un "coup de pub" pour démonter les fortes possibilités d’investissement d’Accor après la vente d’HotelInvest. Et de justifier leurs propos : l’action d’AF était en hausse ce 4 juin alors que celle d’Accor subissait une chute sévère. Pourtant, tous reconnaissent que les 458 millions de la transaction pèsent peu face au 4,5 milliards que va rapporter la vente d’HotelInvest.
Mais si la logique industrielle est soulignée par tous les investisseurs, cette alliance avec une entreprise en très fortes difficultés n’est pas un atout fort pour la marque hotelière. A l’évidence, AccorHotels a beaucoup à apprendre du transport aérien. A apprendre mais pas forcément à développer au sein du transporteur. Le groupe est loin d’être rompu aux conflits sociaux et Sebastien Bazin n’est pas connu pour sa patience. Bref, une sorte de mariage de la carpe et du lapin pour les analystes qui soulignent pourtant que "l’idée d’associer le transporteur à l’hébergeur a du sens… Du moins sur le papier".



