Vendus au rabais, les deux Dreamliner d’Air Austral (surnommés les « mauvais garçons » par les pros de l’aérien) sont-ils une aussi bonne affaire que l’affirme Marie-Joseph Malé, le PDG de la compagnie ? Les experts en doutent au regard de son exploitation qui obligera le transporteur à faire une partie des vols avec escale à Nairobi pour refaire le plein, et l’enjeu ne semble pas à la hauteur des espérances financières. Air Austral balaye ces critiques et veut montrer sa capacité à innover et offrir de nouvelles escales à ses clients. Et pour réussir le pari, la compagnie s’appuie sur sa filiale mahoraise qui proposera une desserte régionale vers le Mozambique, la Tanzanie ou Madagascar.
Si l’étude de marché a démontré une possible ouverture économique sur Mayotte, ce sont les vols entre Paris et la Réunion qui feront la rentabilité des nouveaux appareils. Mais là aussi, le poids supplémentaire des deux appareils (sensiblement diminué selon Flight Report) risque de peser dans la balance économique. Air Austral le sait et pourrait repenser à une nouvelle tarification des bagages accompagnés afin d’inciter ses clients à se déplacer légers.



