Rarement le poids de l'Etat dans le choix du nouveau PDG aura été aussi visible, confirmant ainsi la crainte des syndicats de voir le gouvernement intervenir dans la compagnie. "Notre seule certitude c'est qu'il vient les poches pleines", précise un syndicaliste persuadé lui aussi que la hausse des salaires attendue par le personnel est désormais actée. Il reste à connaître le lest que lâchera le nouveau patron.
Mais derrière ce pic, il fait aussi allusion au salaire du nouvel entrant, trois fois supérieur à celui de Jean-Marc Janaillac. Mais la Ministre est là aussi intervenu, défendant ce choix : "On peut débattre des niveaux des rémunérations. Quand on veut les meilleurs, il faut tenir compte des réalités. Les actionnaires, dont l’État, ont voulu le meilleur pour Air France”.



