À terme, Air France aimerait intégrer dans son offre la possibilité de louer des avions privés à sa clientèle «haute contribution» qui l’utilise le plus souvent pour des déplacements professionnels. D’où l’idée encore naissante de nouer un partenariat avec la société Wijet, fondée en 2009 par Corentin Denoeud et Alexandre Azoulay. Forte des expériences menées par d’autres compagnies, comme Lufthansa, Air France a bien compris qu’il était préférable de s’appuyer sur une structure existante plutôt que d’en créer une. Lufthansa n’avait pas caché en confiant à NetJet son activité de jet privé qu’il «était plus facile dans cet univers de sous-traiter que d’exécuter». En faisant le choix de Wijet, Air France ferait aussi le pari d’un prix attractif : 2200 à 2500 € l’heure de vol contre 5 à 6000 € chez NetJet.
Pour l’heure, l’expérience qui se déroulera à Châteauroux n’a pas d’autre but que de proposer à la presse de découvrir le nouveau siège business. Selon nos sources, son ergonomie a été renforcée, la qualité des matériaux améliorée et les différents moteurs rendus plus silencieux. Air France proposera un lit totalement plat dans une cabine reconfigurée. Dans un premier temps, seuls les 777 sont concernés. Autre innovation, l’introduction du Quick Change, qui permet de reconfigurer rapidement un avion en fonction de la période de l’année : plus de business l’hiver, plus de classe éco l’été. Cette variation permet en très haute saison d’offrir, toutes les semaines, un peu moins de 1100 sièges supplémentaires pour la clientèle « vacances ». Le principe n’est pas nouveau mais peu de compagnies l’ont adopté en raison d’un «temps de manipulation peu favorable à l’exploitation de l’avion» avait expliqué il y a deux ans à l’ITB Christopher Frantz de Lufthansa.




