La lucidité a payé : est-ce le poids du #stopalagreve, la fermeté affichée de la direction, une forme de lassitude, aussi ? Peu importe, l'essentiel est d'avancer. De trouver un nouveau capitaine pour le navire, ce qui est promis pour le 15 juillet, mais aussi pour un projet d'entreprise.
A ce sujet, l'analyse d'un pilote de la compagnie sur LinkedIn a tout son intérêt. Outre la preuve qu'il reste du bon sens dans cette entreprise, et une envie de s'exprimer, on peut y lire que la grève n'a pas laissé des traces que chez les clients. Par exemple : "Que ce soit pour des raisons réelles ou de posture, la direction d’Air France est, de toutes façons, après chaque journée de gréve, encore moins en situation de donner satisfaction aux revendications". Mais Lionel Lecoeuvre souligne que les syndicats sont eux aussi bloqués dans une position de fermeté : "Nous somme typiquement dans le cas de deux joueurs qui ayant beaucoup trop perdu ne peuvent se résoudre à quitter la table et préfèrent doubler la mise dans l’espoir de se refaire".



