Créées en 2011, sous la direction de Pierre-Henri Gourgeon à Marseille puis au printemps suivant à Nice et Toulouse, ces bases de province servaient à déployer personnels et avions sur des aéroports pour disposer sur place de l’équipement nécessaire à des vols internationaux sans avoir à passer par Paris. Au fil du temps, cette organisation ne correspondait plus aux besoins d’Air France qui l’estimait trop coûteuse.
Un courrier a été envoyé aux pilotes le 13 mai dernier, dans lequel la compagnie annonce « entamer le processus de fermeture des bases province qui pourrait avoir lieu au plus tard en octobre 2015 ». Le courrier publié par l’AFP souligne que « malgré plusieurs ajustements de programme, malgré les efforts consentis par l’ensemble des métiers concernés, l’équilibre économique de cette exploitation en base province n’aura jamais été trouvé ». Les personnels, en particulier 200 pilotes, devraient être réaffectés à Paris. La compagnie précise qu’il ne devrait pas y avoir de suppressions d’emplois. A l’AFP, un porte-parole d’AF a déclaré que « de fait, les bases de province étaient déjà fermées puisqu’il n’y avait plus de vols internationaux depuis un moment ».



