Comme nous l’évoquions dans notre article du 5 octobre, Air France a bien eu le soutien politique du gouvernement avant de présenter aux CCE son plan B. L’idée n’était certainement pas d’exciter les salariés (tous condamnent la violence) mais de donner plus de pouvoir à Alexandre de Juniac pour négocier et faire pression sur les pilotes. On peut globalement souligner les efforts des uns et des autres pour ne pas arriver à un point de rupture.
L’opération a en partie réussi et tous se disent aujourd’hui décidés à revenir à la table des négociations… Tous ou du moins les syndicats qui - à part la CGT - veulent aujourd’hui des négociations sectorielles pour éviter d’être mis dans le même sac que les pilotes.
A l’évidence, la partie de poker menteur va recommencer. Pas certain que la Direction puisse rester figée dans la seule volonté d’engager des licenciements secs. "Aujourd’hui, un plan de départ volontaire n’apporterait pas grand-chose à Air France", explique un cadre de l’entreprise, "Ceux qui devaient, ou voulaient partir, sont partis. Les autres ne sont pas volontaires, surtout en province".



