Il ne devrait pas y avoir de conséquences sur les déplacements professionnels mais la mobilisation engagée ce vendredi 27 mai par les syndicats donnent une idée de l’ambiance sociale tendue qui persiste au sein de la compagnie aérienne.
Les images du directeur des ressources humaines, Xavier Broseta, et du responsable des vols long-courriers, Pierre Plissonier, chemises déchirées, obligés d’escalader les hautes barrières de sécurité pour se dégager d’une foule de salariés en colère, avaient fait le tour du monde. Sept mois et demi après les échauffourées au Comité Central d'Entreprise, 5 salariés d'Air France sont poursuivis pour pour "violences en réunion". 4 d'entre eux ont été licenciés, le 5ème, délégué du personnel - dont le licenciement a été refusé faute de preuve par l'inspection du travail - a été réintégré mais fait l'objet d'un recours devant le ministère. Ils encourent jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende. Onze autres salariés sont poursuivis pour "dégradations" lors de la manifestation du 5 octobre qui faisait suite à l'annonce d'une restructuration de la compagnie aérienne menaçant près de 3.000 emplois.



