Deux chiffres résument assez bien la consultation : le taux de participation, 73,8%, et le résultat final : 58,1% d’entre les électeurs ont voté oui à la possibilité de créer Boost en externe. Pour certains, cet accord des pilotes résume assez bien la fracture entre les anciens et les modernes. Ceux arcs boutés à leurs avantages et les plus jeunes qui veulent voir se développer leur outil de travail.
Peut-on pour autant parler d'une défaite de la direction actuelle du SNPL ? Certainement pas même si la direction est de plus en plus isolée des réalités du terrain. Les vraies discussions sur le fond vont débuter et il n'est pas certain qu'elle se passent facilement. Si le vote fragilise un peu plus la Présidence de Philippe Evain, le patron du SNPL qui avait appelé à voter non, il faut se méfier des interprétations hâtives. Le scrutin a donné le feu vert pour négocier, pas pour tout accepter. Philippe Evain considère d'ailleurs aujourd'hui disposer d'"un mandat clair" pour discuter. Un nouveau référendum semble s'organiser sur le fond, son organisation devrait être décidée dès le 22 février prochain à l'issu du conseil national du syndicat. Pour les observateurs, le résultat est acquis car une grande majorité des pilotes se dit rassurée par les conditions globales proposées aujourd'hui par le groupe. Seuls quelques points sont encore à négocier.



