Les chiffres évoqués par Air France, révélés par les représentants syndicaux, ne laissent planer aucun doute sur les objectifs de la compagnie en matière de départs volontaires ou de licenciements secs : 300 pilotes, 700 PNC et 1900 salariés au sol (soit plus de 70% des escales). On en saura plus lors de la réunion du Comité Central d’entreprise de ce 5 octobre.
En annonçant sur France Info qu’AF ne négociera pas ce week-end, Frédéric Gagey a remis un peu d’huile sur le feu. Depuis vendredi, les téléphones des représentants du personnel n’arrêtent pas de sonner. Au bout du fil, des salariés qui ne veulent pas disparaître sans rien faire. L’avenir social sera bousculé. Des mouvements se mettent en place. On peut raisonnablement imaginer que des grèves se préparent. Comme l’explique un délégué de la CGT : "Air France nous promène depuis des mois pour en arriver là où la compagnie voulait arriver, des licenciements secs". Mais selon certaines sources, la réduction de capacité se limiterait à 4 ou 5 appareils en 2016, ce qui permettrait de ne pas supprimer tout de suite et sèchement des emplois. Des négociations devraient s'engager avec une évaluation plus précise des départs naturels (retraites) ou par secteur (en particulier les escales, gros point noir de l'emploi chez Air France sur certaines comme la Corse). Les éventuels plans de départs pourraient débuter au deuxième semestre 2016, ce qui donne un peu de temps pour les préparer et les répartir via des négociations.



