Multiplication des vols long-courriers au départ de Rome ou de Milan, promotions tarifaires en classes affaires sur l’ensemble des destinations proposées par les deux compagnies, voilà autant de signaux forts qui effraient les compagnies européennes et asiatiques présentes dans l’alliance. Et les projets ne manquent pas pour assurer l’ambitieuse volonté d’Etihad de drainer un maximum de passagers italiens directement vers son hub d’Abu Dhabi. Bref, ce qu’Air France rêvait de réaliser depuis des années, Etihad l’a fait. Il faut dire que l’investissement est colossal. La remise à plat d’Alitalia devrait coûter près 1,7 milliards d’euros pour un objectif clairement annoncé depuis des mois: revenir à l’équilibre en 2017, bénéficiaire dans la foulée.
À l’évidence, la situation ne plaît pas Air France et encore moins à ses partenaires qui, comme Delta, voient arriver les compagnies du Golfe sur le continent nord-américain. Même son de cloche chez les transporteurs asiatiques qui sont aujourd’hui persuadés qu’Etihad est un concurrent sérieux vers l'Inde, la Chine ou l’Australie.



